À propos

Un important réseau d'établissements éducatifs en langue française

Mission

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L'éducation en langue française a un mandat social des plus importants, qui découle de la Charte canadienne des droits et libertés. En plus d'assurer la réussite et le bien-être des enfants et des élèves, les écoles de langue-française ont pour mandat de transmettent la langue française et la culture francophone. L'éducation en langue française constitue un continuum d'apprentissage de la petite enfance au postsecondaire incluant la formation à l'emploi. 

Des options pour toutes et tous

L'éducation en langue française propose une gamme de programmes et de services à l'intention de tous les groupes d'âge, par exemple :

  • des services de garde d'enfants avant l'entrée scolaire pour les tout-petits;
  • des programmes de maternelle et de jardin à temps plein pour les 4 à 5 ans;
  • des programmes aux paliers élémentaire et secondaire (catholiques et publics);
  • des services d'enseignement à distance et des Majeures Haute Spécialisation;
  • des programmes collégiales et universitaires;
  • des programmes de formation à l'emploi;
  • des programmes de formation pour les adultes.

Historique

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L’éducation occupe une place centrale dans l’histoire de l’Ontario français.

Vidéo - Historique de l'éducation en langue française en Ontario

XVIIᵉ siècle - XIXᵉ siècle

L’identité franco-ontarienne s’est construite en grande partie d’après une expérience éducative unique, et ce, dès le XVIIe siècle, sous le Régime français.

Cependant, le premier grand débat scolaire en Ontario remonte à la fin du XIXe siècle et est axé sur la langue plutôt que sur la religion.

En octobre 1844, Sir Charles Metcalfe, gouverneur général de la province, nomme le révérend Egerton Ryerson au poste de surintendant principal de l’éducation pour le Haut-Canada, poste le plus élevé du ministère de l’Instruction publique de la province.

1846 - 1890

Sous le règne du gouverneur général Sir Charles Ryerson de 1846 à 1876, des écoles de langue française voient le jour un peu partout en Ontario. Les enseignantes et enseignants sont généralement d’origine québécoise et utilisent souvent les livres du Québec.

Après la création du ministère de l’Éducation en 1875 et la retraite de Ryerson en 1876, les choses se compliquent pour les Franco-Ontariens. La création et le développement des écoles de langue française en Ontario deviennent graduellement des enjeux de luttes politiques.

Certains aspects agacent les anglophones de l’époque :

  • la formation plus ou moins adéquate des maîtres;
  • une connaissance plus faible de l’anglais;
  • l’utilisation de manuels en provenance du Québec.

Décrété matière obligatoire en 1885, l’anglais devient, en vertu d’un autre règlement de 1890, la langue d’enseignement dans les écoles ontariennes, sauf où cela s’avère impossible. Les écoles se transforment donc en       « English /écoles bilingues ». Au moyen de décisions politiques, les anglophones cherchent à limiter l’enseignement du/en français.

1908 - 1910

En 1908, une commission présidée par l’inspecteur général des écoles ontariennes, F. W. Merchant, confirme que la qualité de l’éducation et de l’enseignement de l’anglais dans les écoles bilingues est inadéquate et recommande une meilleure formation des enseignantes et des enseignants et l’introduction de l’anglais comme langue principale d’enseignement. Le gouvernement de l'Ontario, plus préoccupé par la politique que par l’éducation, met plutôt l’accent sur la limitation de l’utilisation du français dans les écoles.

En 1910, les Franco-Ontariens, devenus alors plus nombreux, fondent l’Association canadienne-française d’éducation de l’Ontario pour promouvoir les intérêts du français. Dès le départ, ils se heurtent à l’opposition qui réclame l’enseignement en anglais seulement.

1912 - Règlement 17

Le 25 juin 1912, le ministère de l’Éducation de l'Ontario promulgue le règlement 17, à la suite d’une enquête de l' inspecteur général des écoles ontariennes, F.W. Merchant. Les principaux éléments de ce règlement se résument comme suit :

  • à partir de la 3e année, l’anglais est la seule langue d’enseignement et de communication dans les écoles bilingues, qu’elles soient publiques ou séparées;
  • les enfants commencent l’apprentissage en anglais dès leur entrée à l’école;
  • l’enseignement du français ne doit jamais remplacer ni nuire à l’enseignement de l’anglais.

Toutes les voies de tolérance et d’ouverture sont maintenant fermées. Bien que le règlement 17 signifie la mise en place d’une politique d’assimilation et d’intégration des francophones, il devient néanmoins le catalyseur de la mobilisation sociale et du sentiment d’appartenance à la nation canadienne-française qui se sent profondément menacée.

Les 15 prochaines années, jusqu’en 1927, sont le théâtre de luttes auxquelles participent de nombreuses personnes politiques et les plus hautes instances du clergé.

1927 - 1977

Ce n’est qu’en 1927, à la suite du rapport de la commission Scott-Merchant-Côté, que le gouvernement de l'Ontario établit un système d’écoles primaires bilingues où le français devient la principale langue d’enseignement (le français et l’anglais ont la même considération comme langue d’enseignement et de communication).

Bien que soit maintenant reconnu le droit d’enseigner en français dans les écoles élémentaires de l’Ontario, la lutte pour qu’il en soit ainsi dans les écoles secondaires se poursuivra jusqu’en 1968.

En 1967, le premier ministre de l’Ontario, John Robarts, annonce la mise sur pied d’écoles secondaires publiques de langue française en Ontario. C’est donc à partir de 1969 que les lois ontariennes autorisent l’enseignement du français dans les écoles de langue française aux paliers élémentaire et secondaire.

En 1977, le ministère de l’Éducation de l’Ontario annonce la nomination du premier sous-ministre adjoint responsable de l’éducation en langue française.

1981 - 1990

En 1981, le Centre Jules-Léger voit le jour afin de subvenir aux besoins d’élèves francophones ayant des difficultés d’apprentissage.

Adoptée en 1982, l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés reconnaît aux minorités de langues officielles le droit à l’éducation pour leurs enfants, dans leur langue maternelle, et ce, là où le nombre le justifie.

En 1984, les francophones de l’Ontario reçoivent un appui majeur lorsque certaines dispositions de la Loi sur l’éducation de la province sont jugées inconstitutionnelles par la Cour d’appel de l’Ontario. On voit, peu après, la création du premier conseil scolaire de langue française à Toronto, suivi de ceux d’Ottawa Carleton et de Prescott-Russell.

En 1986, promulgation de la loi sur la gouvernance scolaire donnant aux francophones la gouvernance entière et exclusive de leurs écoles de langue française et des unités d’enseignement.

1990 - 1997 - Création des conseils scolaires et collèges de langue française

En 1990, ouverture de la Cité collégiale (Ottawa), premier collège d’arts appliqués et de technologie de langue française en Ontario.

En 1991, le ministère de l’Éducation de l’Ontario crée la Direction des politiques et programmes d’éducation en langue française (DPPÉLF). Cette direction est chargée d’élaborer les politiques, d’adapter ou de produire les programmes et les ressources nécessaires à l’offre d’une éducation et de services de qualité dans toutes les écoles élémentaires et secondaires de langue française dans la province.

Puis, en 1995, ouverture de deux collèges d’arts appliqués et de technologie de langue française : le Collège Boréal et le Collège des Grands Lacs, et d’un site permanent pour le campus de La Cité collégiale. Il faut noter qu’en 2002-2003, le Collège d’arts appliqués et de technologie des Grands Lacs a cessé ses activités.

Il faudra toutefois attendre jusqu’en 1997 pour que le gouvernement ontarien crée, avec la loi 104 - Loi de 1997 réduisant le nombre de conseils scolaires, des conseils scolaires de langue française à l’échelle de la province. Ces conseils scolaires de langue française, soit quatre publics et huit catholiques, verront le jour le 1er janvier  1998. Ils sont également assurés d’un financement équivalent à celui des conseils scolaires de langue anglaise.

Après de longues années de lutte et de revendications, la communauté francophone de l’Ontario obtient enfin la gestion de ses propres écoles de langue française élémentaires et secondaires.

2004 - 2008

C’est en 2004 que le gouvernement de l'Ontario lance la Politique d’aménagement linguistique de l'Ontario (PAL) pour l'éducation en langue française. Cette politique vise à promouvoir la langue et la culture françaises, à améliorer le rendement des élèves, à favoriser le cheminement de l’identité culturelle francophone des élèves et à contribuer à la vitalité de la communauté francophone en Ontario.

2009

Pour offrir un service plus accueillant et inclusif, les conseils scolaires de langue française ont révisé leur politique d’admission en 2009 avec les objectifs :

  • d'assurer que les conseils incluent dans leurs politiques des méthodes efficaces de recrutement des élèves admissibles;
  • de standardiser autant que possible l'admission à l'école de langue française des nouveaux arrivants d'expression française;
  • de prendre des dispositions pour qu'il soit possible d'admettre à l'école de langue française les nouveaux arrivants ne parlant ni français ni anglais;
  • d'uniformiser les règles régissant le fonctionnement des comités d'admission pour en assurer l'équité dans toute la province;
  • d'augmenter le niveau d'imputabilité et de transparence du système d'éducation en langue française pour améliorer la confiance du public.

2011

En 2011, le gouvernement de l’Ontario lance la Politique d’aménagement linguistique de l’Ontario pour l’éducation postsecondaire et la formation en langue française. L'objectif est de donner aux Ontariennes et Ontariens davantage de possibilités d'études et de formation en français. Les lignes directrices renforcent la capacité de divers partenaires à promouvoir le développement de la langue et de la culture françaises dans tout ce qui touche à l'expérience d'apprentissage.

Politique d'aménagement linguistique pour l'éducation et la formation postsecondaire en langue française(PDF, 1,81 Mo)

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